
Colères et ruptures, ratages et impostures fracassées au son d’une voix rauque, et rock, qui parfois épouse des langueurs sensuelles : les mondes de Mademoiselle K tiennent autant de la gifle bien donnée, que de la caresse du bout des lèvres.
On l’imaginerait clope au bec et mousse à la main. Faux : Mademoiselle K ne fume pas, boit de la verveine, et enquille sur un chocolat. « C'est pas rock'n'roll » et elle s'en fout « grave ».
Petite, elle voulait être chef d’orchestre, ou, pourquoi pas, cavalière. A quatre ans, un guitariste aperçu au bois de Boulogne lui met le pied à l’étrier – musical. Premier pas dans la musique à 5 ans, quand sa mère l'inscrit en éveil musical. Elle veut alors faire du piano comme la plupart des gamins mais « ça coûtait trop cher et on avait pas la place alors j'ai fait de la flûte à bec! ».
Puis parcours classique, conservatoire, solfège, gammes et tutti quanti, mais surtout, la rencontre dans son lycée du XIIIème arrondissement avec une prof de musique qui sera son mentor: Annick Chartreux. « Avec elle, j'ai découvert qu'il n'y avait pas des musiques mais LA musique ; pas de cloisons entre les genres, ce qui m'a permis de garder l'esprit toujours grand ouvert ; à cette même période, je me suis fait ma culture G en bouffant du CD. Du jazz, du baroque, du médiéval, du classique; beaucoup de quatuors à cordes, de symphonies, d'opéras: "Thaïs" de Massenet, mon préféré. J'ai fait aussi de la scène, ce qui me démangeait depuis pas mal de temps, mais je ne chantais pas encore : j'étais avant tout guitariste. J'écrivais des textes, mais je n'imaginais pas les mettre en musique ».
Elle passe un prix de guitare classique, traîne côté Pigalle dans les boutiques d’instruments et découvre la guitare électrique, via « une copine qui en avait gagné une à un concours Ouï FM ». Bac en poche, Mademoiselle K s’inscrit en musicologie, commence à mettre son premier texte en musique et donc, se met à chanter. Puis elle se voit devenir prof, chante, toujours, et rate son Capes. Le déclic ! « C’est là que j’ai écrit Ca sent l’été, et que je me suis coupé les cheveux ! ». Ni volte face, ni réaction post-traumatique, mais poursuite assurée d’un chemin déjà bien entamé : rencontres avec des musiciens, lâchages et nouveaux horizons, scènes à 50 euros la soirée « mais le plus souvent à rien du tout », cours de chant et achat de sa 1ère guitare électrique, " une Fender Telecaster. après j'ai eu Melody (Melody Maker) et là j'ai Jeanne (Jazz Master), de toutes les électriques que j'ai eu, c'est la plus tout: la plus vieille, la plus belle, la plus destroy, celle qui sonne le mieux. du coup, elle a bien voulu poser avec moi pour mon 1er album."
Les maquettes se succèdent et les textes s’empilent. Rock, toujours : « J’ai besoin de cette énergie, de cette intensité; et de travailler à plusieurs. J'ai beau écrire les textes et la musique, ce n'est jamais qu'une ossature; la chair, les muscles le sang qui circule et qui donne l'énergie, on l'a fait à 4: Peter (guitariste-héro), Pilou (bassiste à forte pilosité) et David (batteur multivitaminé). Avant l'enregistrement de l'album, on a vraiment passé, en plus de tous les concerts qu'on avait fait avant, 3 mois à revoir toutes les chansons de A à Z, à remanier parfois entièrement les structures voir même les fondements de certaines chansons; 3 mois à se voir 5 jours sur 7; 3 mois à parfois se friter méchamment (surtout entre guitaristes); 3 mois à finalement s'apprécier de plus en plus et à aimer encore plus jouer ensemble. Et blablabla et bla bla bla. Viens plutôt aux concerts. Bouge-toi un peu merde! "
Source : site web
http://www.mademoisellek.fr