Cette semaine

EcoutezEcoutez
Ecoutez
Guillaume Cantillon
DécouvrezDécouvrez
Découvrez
Les Meatles
DécouvrezDécouvrez
Découvrez
Poor Boy

Autres portraits



Chronique(s) du meme artiste

  • Tiny Telephone
  • Little Heart Attacks
  • Les portraits » The Sunday Drivers

    Si on aimait les étiquettes à deux balles, on dirait que sur leur nouvel album, "Tiny Telephone" (qui doit son nom aux studios Tiny Telephone à San Francisco où il a été enregistré), les Sunday Drivers font de la sunshine pop. C'est-à-dire de la pop ensoleillée, du style qui met de bonheur même un lundi matin lorsqu'il pleut et que la cafetière est en panne.

    Si on aimait les explications psychologiques de magazine féminin, on s'appesantirait sur les origines du groupe. Faire de la pop qui louche vers les classiques du genre lorsqu'on est espagnol, se prendre pour des Anglais pâlichons mais forts en refrains au lieu de se la jouer séducteur latino, ne serait-ce pas un rejet de ses racines ?

    Si on aimait les belles histoires à faire rêver les fans, on raconterait comment ces six petits gars de Tolède sont partis avec leurs chansons sous le bras enregistrer leur album à San Francisco avec Brad Jones (Josh Rouse, Bobby Bare Jr). Oui, en Californie, ce qui a dû émouvoir ces garçons sous l'influence évidente des Byrds.

    Si on aimait l'approche économique de l'équation Sunday Drivers, on balancerait quelques chiffres censés impressionner le futur auditeur : 30 000 exemplaires vendus du précédent, "Little Heart Attacks", joli score en plein marasme du disque, et près de 200 concerts au compteur dont deux passages au festival de Benicassim, Les Transmusicales à Rennes en 2004, Les Vieilles Charrues, Art Rock, Rock En Seine en 2005, Les Eurockéennes en 2006, pas mal, non ?

    Et si on préférait les faits, rien que les faits, on résumerait ainsi l'histoire depuis le début. Naissance du groupe en 1999 avec quatre membres rejoints par deux complices au fil des enregistrements : Jero Romero : chanteur-guitariste et auteur de la majorité des morceaux, Lyndon Parish : guitariste, clavier et co-auteur de certains titres, Julian Maeso : piano et orgue, Miguel de Lucas : basse, Fausto Perez : guitare, Carlos Pinto : batterie et percussions. Réputation bâtie au fil des concerts. Coup de cœur du NME, arbitre du bon goût pop plutôt chauvin d'ordinaire. Accession, enfin, au titre casse-gueule de "groupe à surveiller de près pour la suite de ses aventures".

    Mais dans le fond, tout ce qui nous intéresse, c'est "Tiny Telephone". Un nouvel album qui tient les promesses de son prédécesseur avec ses mélodies bien roulées, séduisantes, ses harmonies vocales, ses arrangements élégants, ses refrains accrocheurs. Mais attention, hein, rien de clinquant ici. La musique des Sunday Drivers est plutôt du genre à se balader en costume de lin clair qu’à se parer de bling-bling. Ces chansons-là n'en mettent pas plein la vue ou plein les tympans. Elles se faufilent vite fait dans le cortex. Et dès la deuxième écoute, on se dit qu'on a affaire à des standards.

    Et on remet "Tiny Telephone" sur la platine pour retrouver ces petits détails précieux qui transforment un album pop en bijou : les cordes de "Rainbow Of Colours", le piano électrique limite Beck-esque habillant "Paranoid", le tempo gentiment obsédant de "Life Is", les chœurs de "Day In Day Out", etc. La liste n'est pas exhaustive. Parce que mine de rien, sous leurs airs modestes et un nom qui se la joue amateur à peine éclairé (les Chauffeurs du Dimanche), les Sunday Drivers sont des orfèvres de la pop intemporelle.

     

    Contact - Qui sommes nous ? - Chroniques - News - Les liens - Plan