
On connaît La Ruda pour ses concerts chargés d’énergie, on la connaît aussi pour ses prises de risques et pour ses textes empreints d’ardeur et de poésie. Loin des clichés, les huit musiciens angevins explorent les styles au risque de surprendre leurs auditeurs. Ils s’essaient à ouvrir leur répertoire au fil de leurs albums (ici le 5ème), au fil des ans (13 années d’existence).
De ces expériences naissent des envies. De ces infatigables tournées naissent des rencontres. C’est donc pour travailler avec Frank Joly, réalisateur de nombreux albums Canadiens, qu’ils s’échappent un mois durant à Montréal.
Les sessions de studio intenses et le plaisir d’enregistrer en live n’ont fait que rassembler plus encore le groupe autour de ce projet. Au premier abord plus brut que leurs précédentes productions il est beaucoup plus en nuances en terme d’arrangements et de réalisation.
14 titres aux influences multiples. Le Rock cuivré et puissant y est fortement représenté : « 1 et 1 font 3 », « Tierra ne répond plus », « La trajectoire de l’homme canon », « Marilyne », « Quand la nuit », « Si j’étais une histoire », « Paradis » ; le Ska s’y fraye une petite place : « Des horizons des péages », « Mélodie en action » ; et la chanson y est représentée sur le morceau « De la vie jusqu’au cou » mais également dans la manière dont Pierrot aborde ses textes.
Car jamais Pierrot, le chanteur, n’avait été si à l’aise en studio. Cela s’entend dans la voix, cela se sent dans le chant. Le Rock imparable de La Ruda n’en prend que plus d’ampleur, appuyé par une section rythmique massive et une section cuivre inspirée.
Quant à la liberté artistique qui les caractérise, elle est motif à l’audace qui fait qu’une seule et même musique puisse à la fois donner naissance à une chanson grave et mélancolique « De simple choses » et son contraire « De choses et d’autres ».
Nouvel envol pour ce groupe au palmarès conséquent : plus de 800 concerts et 220 000 ventes cumulées.
« Qui sera à la réception ? La trajectoire de l’homme canon. »
Source : WAGRAM