
Au début il est question essentiellement de football, mais on explique aussi d’où vient le groupe, ce qui est souvent le cas dans une biographie.
Trois frères.
Issus des rues sales et glauques de Congleton, au Nord de l’Angleterre.
Élevés, comme tous les fans de Manchester United, au régime
‘Cantona-Coogan-Cobain’. Ce qui couvre à peu près tout ce qu’il faut savoir dans la vie.
Ils traînent
Ils glandent
Ils font des conneries
Ils jouent au football
Tout le temps !
Ils sautent les repas…
Mais la plupart du temps
Sautent les repas parce qu’ils sont
Trop occupés à faire de la musique
Ils ont mis le plus jeune à la batterie et dans les ‘buts’. L’aîné est devant, à la pointe de l’attaque et ‘lead–guitariste’. Le cadet en milieu de terrain, solidifiant le tout avec sa basse et son endurance à toute épreuve. Bon, ces raccourcis expéditifs ne marchent jamais. Recommençons et essayons autre chose.
En voici plus sur les
Kill The Young, avec quelques fioritures tout de même !
Ils ont quelque chose de pétillant et de rageur, et de fondamentalement attachant, à l’image de leur musique. Ils peuvent avoir leurs humeurs et sont parfois plus Sonic Youth, Nirvana, Smashing Pumpkins que Magazine, New Order, Queen Of The Stone Age ou Led Zep… Si vous voulez savoir pourquoi ils s’appellent
Kill The Young, allez leur demander vous-même…
Comme une mosaïque est composée de pierres de différentes couleurs, une bonne ligne de basse se doit d’entraîner, gronder et faire monter la sauce, la voix peut partir dans des envolées, se faire rêche et cynique ou hurler à plein poumons, tandis que le batteur est là pour donner la bonne mesure mais à tout moment peut se lancer dans des rythmes endiablés, tout en haut de sa batterie, là-bas…
Tout est dans la mélodie imparable, la puissance, la passion et le fait ‘d’envoyer du bois’, pas dans le look ou la forme ! Mais on peut aussi avoir des mélodies sexy et raffinées, chaloupées et suaves comme un bon vin rouge, quand le besoin se fait sentir.
Les prénoms du chanteur Thomas (Gorman) et du bassiste Dylan font référence à Dylan Thomas. Ceci est accessoire et d’ailleurs nous n’en parlerons plus ici. Si les noms avaient vraiment un effet sur la façon dont les gens se conduisent, il y aurait beaucoup d’hommes répondant au doux prénom de Camille qui auraient fait leur « coming out »… Le groupe aime Bob Dylan, au fait...Les premières années, Olly, le batteur, empêcha le groupe se produire dans un paquet de salles à Manchester parce qu’il était mineur. Maintenant c’est bon, parce qu’il a plus de 18 ans et tout ça. Et de toute façon, il y a plein d’endroits pour jouer à Manchester.
Voilà quelques trucs intéressants que le groupe a fait récemment.
Depuis qu’il a été repéré par le label français Discograph, le groupe à fait exploser sa base de fans en fêtant récemment son 500ème concert ! Rien qu’en 2006, l’emploi du temps complètement fou de KTY comptait plus de 160 concerts partout en Europe…
Le groupe était présent dans tous les gros festivals de rock en Europe : de Rock Im Park à Rock Am Ring (en Allemagne), en passant par Rock In Rio (Lisbonne), bien évidemment ils étaient aux Transmusicales de Rennes, à Solidays, au festival 02 en Angleterre, au Paleo Festival en Suisse, aux Botaniques en Belgique, à The Music In My Head aux Pays Bas, etc… Soit plus d’1 million de personnes croisées en deux mois. Mieux que de passer à la télé…ou presque.
Le premier album éponyme de KTY est sorti en mai 2006 et s’est depuis écoulé à plus de 40 000 copies. Et la plupart des acheteurs n’étaient pas des parents proches !
Ce premier LP a été produit par le fameux Dimitri Tikovoi (Placebo, Goldfrapp, John Cale, Alpinestars, Marc Almond), mixé par le non moins fameux Flood (New Order, Depeche Mode, U2, NIN, Smashing Pumpkins, PJ Harvey) et masterisé par le célèbre Howie Weinberg (Nirvana, Bjork, Beastie Boys).
Ce que KTY va faire prochainement…
Leur nouvel album a été enregistré au mythique Rockfield Studios (qui a vu passé au cours des quarante dernières années tous les plus grands groupes du monde, de Queen à Oasis…), par Dimitri Tikovoi, ainsi que le jeune ‘sorcier’ Robert Whiteley, qui a travaillé en temps qu’ingénieur du son live et studio avec… à peu près tout le monde, vraiment. Demandez lui, parce qu’il en a vraiment fait énormément. Le tout est mixé par Jacquire King aux USA, qui a accepté d’être de l’aventure dès la première écoute des prises. Il a mixé pour beaucoup de gens. Il faudra que vous lui demandiez. Mais il devrait à priori vous citer, entre autres, les derniers Kings Of Leon, Modest Mouse, Tom Waits, The Features, Be Your Own Pet…
Cet été le groupe joue dans des milliers de festivals partout en Europe. Pas des milliers à proprement parler, mais disons beaucoup. Et le groupe reviendra à l’automne pour une grosse tournée.
Et puis il y a le premier single, “We Are The Birds And The Bees We Are The Telephone Trees” qui a été remixé par South Central (remixeur de Boy Kill Boy, Twisted Charm, The Sunshine Underground, Shitdisco, Metronomy, Van She...) et Sex Schon (remixeur d'Inflagranti, Bermuda Triangle, Play Paul, The Replicants, Think Twice...)
Ce qui a été dit à propos de KTY et qui les résume plutôt bien. Donc à bien y réfléchir vous pourriez commencer par là finalement.
“Un super groupe qui écrit vraiment des refrains accrocheurs et inoubliables !” – The Fly
“Des riffs indie imparables avec des touches de pure pop” – Rock Midgets
“Entraînant et passionnant, mélangeant les styles de Echo And The Bunnymen à Sonic Youth” – Disorder Magazine
“Des refrains énormes et des riffs encore plus ravageurs, le tout saupoudré d'une bonne dose de haine de soi-même” – The Independent
“Bob Hoskins qui pète un câble dans une poubelle.” –
Kill The Young sur leur page MySpace