
Depuis qu’il a arrêté les baggy et passé le cap de la trentaine, le leader du groupe de punk suédois mondialement connu
« Millencolin », s’est trouvé une nouvelle vocation : il sera songwriter.
Force est de constater qu’il le fait plutôt bien. Son premier album solo
« Lock, sport, krock » sorti en 2004 avait un côté déjà bluffant. Etant amatrice de punk rock que d’une façon très strictement limitée (je n’aime que
Millencolin), j’avais apprécié dans l’album à la mystérieuse pochette verte la richesse musicale et l’utilisation plus mélodique du timbre de voix reconnaissable entre mille de Nikola Sarcevic.
Depuis 2004, Nikola a vraisemblablement travaillé sur la richesse des textes. Car
« Roll, roll and flee » est beaucoup moins centré sur le mot « love » qui revenait tous les 3 accords dans le premier album. Or ce n’est pas que je n’aime pas l’amour mais c’était un peu redondant. Ce côté est moins présent ici. Petite explication de texte en passant :
« Roll, roll and flee » est un petit pic ironique venu d’un livre suédois qui critiquait la vie des temps modernes où le commun des mortels ne s’attache qu’à monter dans sa voiture et à fuir les petits problèmes quotidiens.

Comme son prédécesseur, « roule, roule et sauve-toi » a été enregistré en compagnie d’Henrik Wind (multi-instrumentiste de son état : guitare électrique et acoustique, basse, piano et orgue, mandoline, banjo, percus) et le batteur Fredrik Sandsten. Cet album sonne hyper-spontané et possède un côté rafraîchissant rare. Dès les premiers accords de
« From where I’m standing », le ton folk est lancé. Puis vient la pop-song «Soul for sale», suivie de
« Let me in » qui se termine par un concert de cuivres…Les 34 minutes de l’album (seule similitude avec les albums de Millencolin) passeront vite, très vite.
Vers la fin de l’album, le titre
« Thin air » rythmé par de la mandoline, démontrera que Nikola est décidément très à l’aise avec sa schizophrénie musicale. Au cas où il y aurait encore des sceptiques…
Folk / Chronique par
Franchuta