
James Morrison arrive en France avec son premier opus, intitulé « Undiscovered » - et gare à vos oreilles. Ce jeune anglais possède presque bizarrement une voix soul impressionnante et à laquelle on est vite accro. Repéré par un ex directeur artistique, Spencer Wells, qui avait travaillé par le passé avec Beverley Knight et David Gray, son parcours a tout du véritable conte de fées.
Au-delà de sa voix (merveilleuse, faut-il le répeter ?), « Undiscovered » est un album réellement touchant. En effet, tous les textes ont été écrits par James, lui-même, car dit-il « Je dois penser à quelque chose qui m’est proche pour bien chanter.” Les thèmes abordés sont donc l’amitié avec le premier single « You give something » qui s'inspire d'un ami qu'il connaît depuis l'âge de trois ans et qui est tombé dans l’héroïne. « Pieces Don't Fit », cette balade très mélancolique (parions qu’elle fera partie d’une Bande-originale d’un film hollywoodien d’ici peu), parle de sa compagne, Gill. Quant à la perle «Wonderful World », reprenant l’exclamation du classique de Louis Armstrong « What a wonderful world ! », elle n’en conserve pas l’optimisme puisque basée sur la scène vécue d’un SDF maltraité dans un bus. Suivra également « This boy », chanson dédiée à sa mère.
Imprégné de son quotidien et de sa propre vie, « Undiscovered » ne demande qu’à être découvert par votre platine… 2 ans après le phénomène James Blunt, il est temps de changer de James, et c’est un ordre !
Folk / Chronique par
Franchuta