
Une pièce montée en 12 étages, voici ce que nous proposent « Les Gens »… 12 morceaux bien écrits, si bien ficelés même qu’ils ne font qu’un, ciselé en 12 parties, tantôt enjouées, tantôt tristounettes. Mais « Les Gens » le savent pertinemment, il faut de tout pour faire un monde. Aussi ici chaque morceau semble poser son propre décor.
« Pourvu qu’il me laisse le temps » est en, ce sens, un glorieux album de chanson française, cuivrée et typée fanfare. « Les Gens », ou 8 musiciens pour qui le métissage des styles prime, sont en cela les dignes successeurs des « Ogres de Barback » ou autre « Hurlements d’Léo »… oui ils le sont, mais pas seulement…
Après un premier album prometteur en 2004 intitulé « La tête n’est pas à vendre », ils reviennent aujourd’hui et c’est sans souci qu’on leur laisse le temps : 1/de découvrir leur morceaux distillés aux confluents du rock, de la chanson et des musiques traditionnelles, 2/d’écouter leurs réflexions sur la vie, d’apprécier la poésie de leurs textes « Vélo volé » et 3/ de découvrir leur clin d’œil à Boris Vian par la mise en musique d’un de ses textes « L’évadé ».
1+2+3 = « Les Gens » savent se démarquer de leurs aînés. Tant mieux pour eux et tant mieux pour nous … Cela nous laissera plus de temps d’apprécier leurs trouvailles musicales fondées sur la multiplicité d’instruments convoqués : accordéon, guitares et batterie évidemment, tuba, trompette, sax, flûte et contrebasse, mais aussi bouzouki, harmonium, clarinette…
Chanson / Chronique par
Franchuta