
Eric La Blanche et ses comparses sortent leur second album chichement titré « Disque d’or », « Comme ça on est sûr d’avoir un disque d’or une fois dans notre vie »… voilà une bonne chose de faite pour le groupe. Back in 2001, Éric La Blanche, journaliste, décide de se consacrer à sa première passion : la musique. Il fonde La Blanche, “groupe d’électro-chanson française”. Sortira le premier album « Michel Rocard », sarcasme visant à rappeler qu’en tant que créateur du RMI, Michel Rocard faisait tout naturellement partie de l’équipe de production de cet album.
Pour être remarqué, c’était bien choisi, mais « Disque d’or » il faut l’avouer, ce n’est pas mal non plus. Car malgré ses qualités intrinsèques alliant profondeur des textes, une bonne grosse dose de second degré, et de belles orchestrations parfois rock et dansantes « Alcoolique » ou « Tout est parfait » parfois plus songeuses et acoustiques « Allongé dans un pré » ou « Le Bocal », peu de chances (malheureusement) que ce « Disque d’or » le soit un jour. Et ce malgré la grosse originalité du groupe, l’alliance entre rock et violoncelle, instrument très présent grâce à Raphaèle - la présence féminine du groupe -, concertiste issue du classique et du contemporain.
Mais la Blanche ne serait pas la Blanche (comme neige) sans un brin de provocation. Ici deux titres abondent en ce sens : « La mort à Johnny », attaque en règle remettant au goût du jour la fameuse question du nombre de jours de deuil national à la mort de Johnny et « La mienne » ode à ce qui fait d’un homme un homme… et ce n’est vraiment pas de sa femme que l’on parle :-) …
Rock Français / Chronique par
Emilie TRZEWIK