
Florent Marchet, originaire du Berry, s’est fait remarquer au concours CQFD des Inrocks, il y a quelques années. En 2004, son premier album « Gargilesse » était gorgé de jolis coups d’éclat “Tous pareils”, « Le terrain de sport » ou le somptueux « Je n’ai pensé qu’à moi ». Amateur de folk lumineux (Elliott Smith, Belle and Sebastian, Calexico mais aussi de Sufjan Stevens ou Laura Veirs…) comme de chanson française (Jean-Louis Murat, Dominique A) et d’un naturel plutôt littéraire (Il a intégré à sa tournée « Gargilesse » plusieurs moments où il fait la lecture à son public), on imaginait bien que son second album n’allait pas être dépourvu de créativité. On ne croyait pas pourtant si bien dire...
Rio Baril vous connaissez ? Pas forcément, mais sachez que c’est dans cette gentille bourgade (imaginaire, entendons-nous bien) que Florent a décidé de situer son nouvel album, tel un réalisateur de film qui trouve le décor à son histoire. Cela tombe bien, Florent a une histoire à raconter, et c’est la plus belle histoire qui soit : la naissance, l’enfance, la vie d’adulte et ses conséquences d’un personnage. Rio Baril est donc un album-concept, une sorte de road-movie qui rappelle parfois l’entreprise de Julien Ribot et « La métamorphose de Caspar Dix », en moins fantasmagorique…

Pour Rio Baril, Florent s’est équipé d’instruments venant des quatre coins du globe: ukulélé, autoharp, banjo, Toy Organn, piano-jouet... Et l’on ne le remerciera jamais assez pour cela tant les accompagnements sont ici très variés (beaucoup de cuivres et de cordes). Quant à la voix douce et paisible de Florent, elle fait vraiment croire au côté « je vais vous raconter une histoire » de l’ensemble. Rio Baril ouvre une nouvelle voie dans la chanson française… Une voie passionnante et intrigante.
Chanson / Chronique par
Franchuta