
Adanowski, ou si vous préférez Adan Jodorowski a déjà, à 26 ans, une réputation de showman accompli qui fait se pâmer (et se déshabiller, mais ça c’est une autre histoire...) les filles à ses concerts.
Comme son nom ne l’indique pas, Adan est de langue natale espagnole et ses origines sont sud-américaines, fils qu’il est d’ Alejandro Jodorowsky, artiste chilien (auteur de BD, réalisateur hypra-créatif) dont l’excentricité n’est plus, paraît-il à prouver.
C’est ainsi quasi-naturellement que le jeune Adan, également bassiste pour les Hellboys ou Adrienne Pauly, a choisi l’exubérance. Son premier album, entre rumba, valse et pop musique, chanté moitié en français et moitié en espagnol, ne ressemble globalement à rien d’autre de ma connaissance.
Adanowski combine en effet une voix rauque de crooner, des allures de dandy (petite moustache comprise), à des textes surréalistes et à des arrangements un poil exubérants, faisant la part belle à l’ambiance pailletée type cabaret.
Décalé, kitsch, trublion oui mais pas seulement, car même si on sent que l’adanowski est taquin (écoutez pour cela les paroles de son titre Chanteurs à bobos : « Arrête ton numéro, sors-nous ta voix mon salaud, espèce de chanteur à bobos »), il sait aussi piquer pour se faire davantage réaliste « Tuez-vous, Tuez-vous » ou se laisser emporter par des ballades intimistes (« No », « Yo Soy », « Estoy Mal », « Poudre D’Ange »).
Paru chez les disques Dreyfus, qui n’avait pas signé de jeunes chanteurs depuis 10 ans (c’est chez eux que Christophe démarra sa carrière), cet album a été réalisé par Yarol Poupaud (ex-FFF) et comporte un duo avec Arthur H « Compagnon Du Ciel »,
Chanson / Chronique par
Franchuta