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Style

Inclassable

Tracklist

1/ I've got my own private killing company for assisted suicides (Corporate and National Death Yard)
2/ Les anges sont de fausses blondes
3/ Subaquachaotik warriors
4/ Untitled #02
5/ Bal(l)ade nocturne
6/ My too-busy wife
7/ Le cabinet des fées
8/ Fantaisie démonacale
9/ Bloody Lovely Lady
10/ Daisy soup & Pork Breast (to muzzle in Dunwich)

Date de sortie

Novembre 2006

Label

Lez'Art Music/AZ

Site officiel

kyj903.clu...


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Liste chroniques » Inclassable » Goo goo blown (le bonhomme) - Devilish Fantaziäh

chroniqué le 22 Décembre 2006
Esprits étriqués passez votre chemin, car ce groupe au nom étrange (Goo Goo Blown – Le Bonhomme) et dont le titre du premier album ne l’est pas moins (Devilish Fantaziäh), se propose de vous servir –justement - de la musique étrange, où les contes de fées se terminent en eau de boudin (car il y a des fantômes). Si la boucle semble bouclée, ce n’est ici pourtant jamais le cas tout au long des 10 morceaux de cet album, le premier pour les GooGoo, groupe crée il y a une dizaine d’années vers Meudon (92), et à qui il aura fallu quelques remaniements avant de trouver sa forme actuelle, celle d’un groupe pop sévèrement appuyé par un trio à cordes. Quant on dit sévèrement, sachez que rarement batteries et violon auront aussi bien cohabités que sur « Subaquachaotik Warriors ». D’ailleurs, quand les fantômes déboulent en plein milieu d’un conte de fées, c’est forcément qu’une armée de violons n’est pas loin.

Quoiqu’il en soit « Devilish Fantaziah » est le genre d’albums difficile à chroniquer tant il est difficile d’en décrire l’ambiance et le style musical et de rendre justice à la créativité et à l’intérêt de l’ensemble. Ce que l’on peut dire c’est que le groupe a su combiner des influences multiples telles Placebo (pour la rage), The Divine Comedy (la symphonie) ou Godspeed You ! Black Emperor (pour le côté progressif / post-rock) pour en retirer le meilleur et pour créer son propre genre. Genre qui se définit ainsi : habité, sophistiqué et à l’exact opposé de ce que formaté veut dire. L’album a été produit par Ian Caple (Tindersticks, Tricky) et le lyrisme y est omniprésent. Quant aux textes, ils sont franchement surréalistes et leur ambiguïté est souvent poignante. « I've Got My Own Private Killing Compagny » fait ainsi la proposition d’une société privée chez qui l’on peut commander (en ligne évidemment) des suicides assistés et payer avec carte de crédit… Quant à la voix, elle est caméléon, passant avec aisance des sonorités les plus aigues à un ton beaucoup plus masculin.

Plus grandiloquent que les deux derniers Muse… et sans tomber dans le précipice !

Inclassable / Chronique par Franchuta

 

 

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