
Apr?s Deus et la ? Pocket R?volution ?, voici venu le temps de la ? Pocket Symphony ?? Air s?appr?te ? sortir son 4?me album le 5 mars 2007.
Leur 3?me album "Talkie Walkie" (2004) les avait r?ellement plac?s sur le devant de la sc?ne avec ses 800 000 exemplaires vendus et ses compositions pop frisant la perfection. Comment pouvaient-ils faire plus fort, au moment m?me o? des exp?riences solo commen?aient ? voir le jour (Rappelons-le Jean-Benoit Dunkel a sorti un tr?s joli opus solo sous le nom de Darkel en septembre dernier) ?
Tout de m?me, la crainte n??tait pas r?elle, et la mise en musique de l?album de Charlotte Gainsbourg ? 5 :55 ? nous avait confort? dans l?id?e qu?Air reste le groupe locomotive de la french touch.
"Pocket Symphony" contient 12 titres, co-produits par Nigel Godrich, et avec des invit?s de marque venus poser leurs voix : Jarvis Cocker ? One hell of a party ? & Neil Hannon (Divine Comedy)
Nicolas Godin et Jean-Beno?t Dunkel y chantent ?galement eux-m?mes, comme sur le premier single ? Once Upon A Time ?. Mais pour que ? Pocket Symphony ? ne signifie pas mini-symphonie, le duo a enrichi plusieurs morceaux de sonorit?s ? exotiques ?? ce qui est la r?elle nouveaut? de l?album : la pr?sence d'instruments classiques d?Extr?me Orient dont Nicolas Godin ? a appris ? jouer avec un ma?tre d'Okinawa - ? savoir le Koto (qu'on compare souvent ? la harpe japonaise) et le Shamisen (un instrument ? 3 cordes qui est l'un des instruments classiques japonais les plus c?l?bres et ressemble au banjo) ?.
Ce style enrichi procure un aspect un peu ?trange ? leurs morceaux surtout dans les intros (? Photograph ? sonne ainsi ?lectro-jazz) ou sur des morceaux plus lents et non chant?s tels ? Lost Message ?. Mais des morceaux, plus traditionnels pour les Air, tels que ? Mer du Japon ? contrebalancent cet aspect? et alors les nouvelles sonorit?s font partie int?grante du morceau comme pour ? Napalm Love ? ? Ainsi ? Air ? ?volue sereinement et en toute qui?tude ? Tous les groupes ne peuvent pas forc?ment en dire autant?
Pop / Chronique par
Emilie TRZEWIK