
Nul besoin de tourner autour du pot,
« Monsters & Silly songs » est l’un des meilleurs albums de ce début d’année… Mêlant astucieusement
pop, electro rock et des sonorités plus dance-floors (et plus psychédéliques aussi), Joakim nous offre un troisième album qui peut se définir comme totalement décomplexé.
Décomplexé évidemment, car Joakim est présenté partout comme un des acteurs majeurs de la nouvelle vague des musiques électroniques françaises : homme multi-casquette, il
remixe les plus grands noms de la scène électro actuelle (
Tiga, Tiefschwarz, Fischerspooner, Air), gère de main de maître son label
Tigersushi créé en 2003 (
Poni Hoax, Panico) et fait la guest-star dans de nombreux clubs…
Décomplexé aussi, car cet album, revient de loin… En effet, lors de sa conception, une grosse partie de l’enregistrement a été perdue, à cause d’un bête souci de machine et Joakim a du en réinventer la majorité… Rien d’inquiétant donc à ce que « Monsters and Silly Songs » soit un véritable cocktail détonnant…

3 ans après en avoir fini avec les «
Fantômes », Joakim découvre les monstres, et décide de faire peur à tout amateur de musique formatée. Trois merveilles à découvrir : le très dance-floor
« I wish you were gone » et sa mélodie un poil disco implacable, le titre
« Lonely Hearts » en parfaite pop-song, et le gros son électro-rock de
« Rocket Pearl ».
Bien cadré autour de ces trois morceaux phares, le reste de l’album se permet d’être à la fois complètement barré «
Love-Me-2 », psychédélique «
Three-Legged lantern » ou «
Drumtrax » ou expérimental «
Everything bright and still ». Joakim sait brouiller les pistes … mais on n’est pas dupes ! N’y cherchez pas les silly songs (chansons niaises), il n’y en a aucune !
Electro-Rock / Chronique par
Franchuta