
Après
« Naast », les
BB Brunes sortent leur premier album. Agés comme eux d’à peine 18ans, introduits dans le milieu (leur pote de lycée s’appelle
Jules Sitruk, jeune acteur, dont le père
Claude Sitruk a créé un tout nouveau label
« Kurtis Production », Adrien le chanteur, s’est fait offrir son premier instrument par
Luis Régo), on imagine également beaucoup de répétitions dans le garage familial même si eux clament avoir donné leur premier concert à l’age de douze ans sur un trottoir de la Rue de Turbigo et avoir ensuite ressassé les trois seules chansons de leur répertoire pendant quelques temps… Légende ou pas, la comparaison s’arrête là, car «
Blonde comme moi » n’est pas l’ «
Antichambre » de la musique naastienne (ça existe déjà au Petit Robert ?)…
Tout aussi jeunes et insouciants soient-ils, les
BB Brunes présentent un album moins homogène, certains titres sonnant punk «
Perdus cette nuit » «
J’écoute les Cramps », d’autres suivant une mouvance davantage ballade rock «
Houna », «
Mr Hyde » ou «
Dis-moi ». L’attitude rock n’roll est belle et bien là, avec un chant gentiment éraillé (souvent faux même) et des riffs à n’en plus finir… Les petits jeunes ont envie mais il va falloir qu’ils concrétisent leur essai dans le futur ! Car parfois ça n’accroche pas, et plutôt au niveau des paroles (dans «
Le Gang » ils prennent leur «
dernier rail », réclament «
de l’audimat, des filles et du whisky » - Qui peut croire cela de nos gueules d’ange ?) qu’au niveau musical (qui est somme toute bien plus élevé que nombre de groupes pseudo rock qu’on entend à longueur de journée à la radio).
Reste qu’on retiendra «
Le Gang » et sa mélodie imparable…
Rock / Chronique par
Franchuta