« Je vais bien ne t’en fais pas » a été remarqué à sa sortie en septembre dernier pour ses qualités intrinsèques de film réussi mais aussi pour la chanson lead de sa bande originale composée par
AaRON, nouveau venu sur la scène folk-rock mélodique française (pas la plus chargée qui soit, soit dit en passant).
Le single
« U-Turn » rebaptisé
« Lili » pour l’occasion commença à passer sur nombres de radio, connaissant un succès amplement mérité vu la qualité du titre, mettant en orbite le duo des «
Artificial animals Riding On Neverland ».
Aaron, c'est donc un duo, parisien, composé de
Simon Buret au chant et d'
Olivier Coursier au piano ou à la guitare. Leur succès est digne des plus belles succès story hollywoodiennes et c’est tant mieux, car leur premier album est une bien belle compilation de titres mélancoliques dans la veine de
Coldplay. La voix de Simon a ce même type de timbre particulier que
Chris Martin, un peu rauque, délicieux quand il monte dans les aigus… Tout pour faire craquer le public féminin !
Si
« U-Turn » est une merveille, et si d’autres titres méritent le même qualificatif tels
« Blow » peut-être le titre le plus enjoué, ou
« Mister K.» qui reste sur la même tonalité du début à la fin, bizarrement mais heureusement, le groupe est loin d’avoir choisi la facilité et aucun autre titre ne semble pouvoir prétendre au rang de second tube potentiel.
Evidemment, on se doutait que la musique d’
AaRON n’était pas la plus euphorisante qu’il soit, mais difficile d’imaginer que l’ensemble de cet album resterait dans la même veine. Une veine lente, émouvante, filant le bourdon bien souvent, mais d’une belle façon comme sur
« Little love ». On est donc bien loin du groupe mono single cherchant ensuite à faire du remplissage d’album. Le premier album d’AaRON se présente comme un ensemble homogène, un bien bel ensemble.
Pop-Folk / Chronique par
Franchuta