
Avec
« Neon Bible » son second album superbe et sans complexe,
Arcade Fire a réussi à sortir coup sur coup deux chefs d’œuvre après le génialissime
« Funeral », qui a vu les 8 musiciens de Montréal couronnés dans le monde entier (un million d’exemplaires vendus).
« Neon Bible », c’est onze morceaux, composés dans le studio en forme d’église du groupe, où coupés du monde pour pouvoir travailler jour et nuit, ils ont pu faire fructifier leurs idées foisonnantes.
L’écoute de
« Neon Bible » est la confirmation que la musique peut avoir un côté
euphorisant et mélancolique à la fois, mais que, malheureusement peu de groupes peuvent s’enorgueillir de maîtriser cette possibilité.
Arcade Fire, on est d’accord, la possède et un à un, les 11 morceaux vont le démontrer, qu’il soit purement grandiloquents et parés d’arrangements brillants avec cordes et orgues
« Keep the car running » « Intervention » ou
« Black Mirror », qu’ils respectent une tradition rock plus commune
« The well and the lighthouse » « No cars go » ou soient de véritables petites étrangetés, telles les
« Bad vibrations » que nous ne ressentirons jamais à l’écoute de l’album.
Quant aux voix de
Win Butler et de
Régine Chassagne, elles sont toujours parfaites : la voix de Win ne semble jamais être poussée, mais sa capacité à résonner en notre for intérieur dépasse l’entendement. Oui les frissons arrivent dès les premières secondes de l’album !
Pour sûr, le collectif de musiciens a fait fort, et cet opus est d’ores et déjà à considérer comme un classique !
Rock alternatif / Chronique par
Franchuta