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Style

Chanson

Tracklist

1/ Confettis
2/ Rendez-vous
3/ Weiss nid was es isch
4/ Dimanche en décembre
5/ (I cry at) Commercials
6/ Voyage
7/ Solitaires
8/ Pas déplu
9/ Charly
10/ Eldorado
11/ Zrügg zu mir

Date de sortie

Avril 2007

Label

Barclay

Site officiel

www.stepha...


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    chroniqué le 26 Mars 2007
    Certains traversent l’Atlantique à la rame, d’autres par avion supersonique, Stephan Eicher lui, fait cette traversée à la nage. Il lui aura fallu trois ans, après un circuit et une virée en voiture taxi sur le vieux continent du nord au sud, pour mettre les pieds sur les plages des Amériques avec « Eldorado ».

    On le croyait coulé, déboussolé en capitaine abandonné par le système qui ne reconnaît plus les siens et la valeur de leur travail. Lançant des messages à la mer pour trouver la bonne vague et l’inspiration. Notre Robinson Crusoé un peu échoué sur le rivage après tant d’efforts (remercié par Virgin) et de multiples projets (tournée solo avec un ordinateur, reprise de Brassens) : trouve le moyen d’accueillir l’auditeur dans une cabane bien ficelée.

    Bref : un nouvel opus de grand standing sans enluminures chargées aux murs. A l’étonnement général, il réussit encore à surprendre et beaucoup mieux à retrouver la lumière de ses meilleurs albums en se réinventant un style. « Eldorado » est né dans le silence de la nuit, quand il faut jouer à l’économie, utiliser le calme et se servir de la sérénité de l’obscurité. C’est aussi la rencontre avec Frédéric Lo (Daniel Darc) qui donne la couleur et le ton de l’album pour sa partie « française ». Réussissant merveilleusement à garantir un « son Eicher » : mélangeant au besoin l’électronique et l’organique, une instrumentation des grands espaces sur un timbre poste de microprocesseur, les guitares bluesy et la batterie feutrée. Des titres jazzy en bernois (le magnifique « Charly ») jusqu’au touchant « I cry (at Commercial) », Eicher est polyphonique et polyglotte. La présence de Paul Niehaus (le pedal steel de Lambchop) et Martin Wenk (la trompette de Calexico) rajoute une touche chromatique à cette atmosphère légère et romantique.

    Cette renaissance artistique passe aussi par quelques nouvelles têtes comme Raphaël, Mickaël Furnon (Mickey 3D) ou le romancier Martin Suter et d’autres compagnons de route du Suisse, toujours fidèles au poste comme Reyn ou Philippe Djian, présent depuis des lustres maintenant, qui se permet même le luxe de composer un titre : parole et musique s’intitulant « Pas Déplu », qui nous rappelle le temps de « My Place ».

    «Confettis » magnifique chanson qui brûle les lèvres et la voix d’Eicher avec son banjo de far-west en surprendra plus d’un, « Voyage » ou « Rendez-Vous » complètent ces 11 chansons. Pas besoin d’en rajouter. Un peu moins de 40 minutes de bonheur. Il sait où il va, il sait où il nous emmène à grand voile : dans une sorte d’Amérique parfaite. On a tant critiqué ce chanteur et ce continent pour ne pas applaudir à la (re)découverte de ces territoires oubliés et pourtant si féeriques.

    Chanson / Chronique par Pierre DERENSY

     

     

    Vos réactions (nombre de commentaire(s) : 1)  

    benj le 24 Août 2008

    dans confettis ,est ce que mr Eicher parle à Dieu? en l écoutant c est la première impression que ca m as fait et ca ma fait pas que ca... non sérieux quelqu un sait???
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