
La d?marche d?
Aur?lien Merle pourrait ?tre ?lue d?marche ?l?gante de l?ann?e : pour
? For words, perhaps ? (qui donne d?j? un semblant d?id?e du pourquoi du comment de cet opus), son troisi?me album autoproduit apr?s
"Ceci est un Merle" et
"Le Jeu des balcons mal ferm?s", il a en effet choisi de mettre en musique des po?mes de l?irlandais
William Butler Yeats.
En r?sulte tout simplement un r?gal acoustique, supra-?l?gant et propice ? la r?verie. On ne parlera ?videmment pas des textes, mais plut?t de la musique d?
Aur?lien Merle qui lorgne vers les meilleurs songwriters anglo-saxons (
Rufus Wainwright,
Neil Hannon de The Divine Comedy ou
Damien Rice pour la simplicit? des m?lodies).
Notre jeune ami fran?ais fait d?ailleurs montre d?une aisance folle ? laquelle on succombe imm?diatement lors de la demi-heure impartie par le disque. Bravo pour la ? reconversion ? pour celui qui s??tait auparavant illustr? dans la composition de musiques de jeux vid?o et aussi dans le chant en fran?ais car sur ce disque, il d?montre qu?il a bien plus d?une corde ? son arc.
Aur?lien Merle sait aller ? l?essentiel avec des m?lodies classieuses mais sans fioritures. Pas de style ampoul?, ici c?est pr?cis, plein d?humilit? avec des morceaux men?s pour la plupart soit avec une guitare acoustique solitaire ou bien un piano. Les ambiances sont pourtant bien diff?rentes selon les morceaux. Certains sont empreints d?une grande m?lancolie
"Mad as the Mist and Snow" ou
"A Song" alors que d?autres font davantage r?f?rence ? des chants susurr?s en compl?te improvisation au coin du feu
"A Coat" et ? deux avec une voix f?minine en renfort
? Before the world was made"
Un challenge ambitieux remport? sans conteste haut la main.
Folk / Chronique par
Emilie TRZEWIK