Kate Nash est la nouvelle anglaise de 20 ans qui après s’être fait connaître sur Internet vend maintenant ses disques comme des petits pains… J’écris « la nouvelle Anglaise » car après
Lily Allen et
Amy Winehouse, cela commence à devenir une habitude qui n’est pas prête à s’arrêter en cette période de fêtes …
Kate Nash et son album
« Made of Bricks » sont ainsi clairement de jolis produits marketés comme il se doit. Pour autant, que ce soit la jeune femme ou sa musique, ils sont tout deux bourrés de qualité. Elle est enjouée et piquante et sait étaler, mieux que quiconque, avec humour et surtout avec son accent cockney ses amours déglinguées. Clairement, elle joue dans la catégorie des rigolotes.
Selon des sources bien informées,
Kate Nash visait un rôle d'actrice dans une sitcom mais son projet a été contrarié alors qu’elle se serait cassé la jambe. Désappointée, elle aurait alors commencé à chanter. Cette jolie histoire pourrait n’être que d’un intérêt relatif si toutefois elle ne révélait pas l’une des qualités premières et majeures de
« Made of bricks » : la voix de la miss qui est tout bonnement caméléon et donne une variété de tons indiscutable à ses morceaux.
Kate Nash est une interprète hors-pair : elle sait faire passer par sa voix tout un panel d’émotions, de la moquerie à la confession, qui sortent ses morceaux d’un aspect linéaire que l’on reproche bien souvent à la musique pop mainstream.
Ceci ajouté à des mélodies tout aussi rigolotes et aussi peu linéaires (piano
« Foundations »,
« Mouthwash » ou fanfare
« Pumplin Soup », violon
«Skeleton Song ») donne un ensemble pêchu, original, et talentueux.
Pop / Chronique par
Franchuta