
Après le grand retour de
Portishead le mois dernier et avant le nouveau
Tricky qui ne saurait tarder, 2008 semble signer le retour du grand (et bon) trip-hop…
Martina Topley-Bird, avec son second album
« The Blue God », s’inscrit parfaitement dans cette belle lignée.
Celle qu’on avait d’abord connu comme « muse » du roi
Tricky, puis découvert au travers de son fabuleux premier opus
« Quixotic » (2003), fait un come-back remarqué, accompagnée à la production par celui dont tout ce qu’il touche se transforme en or
Danger Mouse (de
Gnarls Barkley évidemment).
Trip-hop certes, mais il y a fort à parier que cette fructueuse collaboration a permis à la belle d’élargir son horizon, tant certains titres en franchissent allégrement les frontières.
Ainsi,
« The Blue God » est aussi un très bel album de pop avec de somptueux titres tels que
le bluesy [b]« Carnies »[/b], le très soul et sensuel
« Baby blue » ou le mélancolique
« Valentine ». D’autres titres sont plus semblables à Quixotic
« Showman »,
« Poison » ou
« Something to say ». D'une inspiration comme de l'autre, la voix de
Martina et les chics arrangements de
Danger Mouse rangent cet album directement aux premiers rangs des grands albums de 2008.
Pop-Folk / Chronique par
Franchuta