
Le dernier album de
Micah P.Hinson est le plus rugueux que j’ai eu à écouter ces derniers temps. Empreint de tristesse et de mélancolie qu’on devine profondes,
Micah P. Hinson and the Red Empire Orchestra prend aux tripes en moins de temps qu’il ne faut pour le dire… Et tout cela est loin d’être sans raison, car ledit Micah, texan de 27 ans, semble déjà avoir eu l’équivalent de trois vies de malheurs avec prison, maladie, dépendance aux médicaments… Une fois le contexte expliqué, il est plus facile de comprendre pourquoi Micah est un réel écorché vif.
Les 11 chansons de l’album, véritables joyaux, sont à son image : intenses, graves et pour le moins expressives. D’une tonalité country folk, elles sont saisissantes. Voix d’outre-tombe, mais aussi pleine de retenue, Micah P.Hinson envoute avec des morceaux calmes et rétro (qui évoquent sans complexe
Johnny Cash)
« Come home quickly darlin » ou
« I keep having these dreams » ou plus rythmés et bluesy
« You will find me » ou
"The wishing well and the willow tree". Le spleen et son passé blessé se ressentent constamment, mais on décèle également son chemin vers l’apaisement intérieur…
Folk / Chronique par
Emilie TRZEWIK