
Si j’étais jury des victoires de la musique (ou plutôt d’une version parallèle un peu plus alternative…), je le nommerai artiste surprenant de l’année.
Si j’étais réalisatrice de film, je choisis son premier album « Happiness » comme bande-son.
Comme je ne suis que moi, je vais simplement vous dire que la musique de Sébastien Shuller, trentenaire originaire des Yvelines (département d’origine d’Air … tiens tiens …), est fabuleuse. Elle est subtile, précise et planante, une pure magie d’électro, de pop et d’instruments acoustiques.
On pense beaucoup à Syd Matters (à quand une collaboration en bonne et due forme ???). Les deux garçons ont en effet une façon assez similaire de travailler, étant tout deux adeptes du home-studio et composant en majeure partie en anglais. On pense aussi à Sébastien Tellier et un peu plus loin (mais uniquement géographiquement) à Radiohead ou Sigur Ros.
Album à la puissance mélodique ravageuse, « Happiness » est bourré de mélancolie, mais également de tubes en puissance. Déjà présent sur son premier maxi à l’automne 2002, Weeping Willow ou “l’histoire d’une personne qui se fait interner malgré elle” en est un. « Sleeping song », une pop berceuse … Résultat, les 11 titres de ce premier album épatant ne sont que du bonus pour nos oreilles.
Pop / Chronique par
Franchuta