
Il n'est ni PD, ni juif, ni vendeur de splif, ni fils de, ni franc-mac… Mais Manu Larrouy est à part, il a un moule bien à lui. Et quand il s'agit de parler d'amour, évidemment qu'il est à fond. "Carla", "Maria", "Adrienne" lui ont fait tourner la tête. Avec des textes simples dans la langue de Molière, il arrive à nous embarquer dans ses mélodies à la fois pop et reggae. Dans "L'arbre à la gueule de bois", il compare un chanteur victime de son succès à un arbre abattu au sol, un peu comme Gainsbourg. Il reprend d'ailleurs à merveille la célèbre "Javanaise".
Ce trentenaire à la tignasse brune et épaisse est un sudiste issu de la ville rose. On comprend alors dans "Toulouse" pourquoi son cœur dérive en Garonne. C'est un beau "branleur" comme le décrit François Pécheux réalisateur de son premier clip "Un mec à la cool". Mais la notoriété il se la gagne après avoir gratté sa guitare à l'adolescence, il a une révélation pendant son service militaire à Nouméa où il intègre la fanfare. Il rentre au conservatoire haut la main et laisse sa plume faire le reste.
C'est sa force et son talent qui le conduisent à la case du chantier des Francos. Un beau tremplin qui le mènera tout droit au studio d'enregistrement à Londres avec Mike Pelancon qui n'est autre que le directeur artistique de Lili Allen. Une voix sensible pleine d'histoires que l'on s'approprient facilement dans un écrin home made. Il a déjà fait une première tournée à la cool en se produisant dans les endroits insolites de différentes villes. Faut-il aussi préciser qu'il a fait son premier Olympia… en première partie du concert d'Anaïs. On parie sur un succès grandissant. A voir et à entendre…
En concert le 28 avril au Glaz'art (Paris).
Découvrez son premier clip "Un mec à la cool"
