
10 ans et un troisième album. C’est le temps qu’il aura fallu pour se dire que les précédents opus des Ghinzu n’étaient que des essais. Dur hein ? et pourtant, il va falloir s’en convaincre ! Car au-delà de sa réussite, Mirror Mirror n’est autre qu’une bombe géante lancée dans le paysage rock actuel.
John Stargasm (chant) Mika Nagasaki (basse), Greg Rémy (guitare), Tony Babyface Michel (batterie) et Jean Waterlot (guitare) ont appliqué ici la même formule que pour leur deux précédentes galettes, piochant leurs influences du côté des dEUS, Radiohead, Nine Inch Nails rapportées pour l’occasion à leur propre sauce. Le résultat se situe entre pop moderne et rock indus savamment barré.
Ca démarre fort mais en finesse avec le titre "Cold Love" en ouverture. Mais ce n’est rien à côté du titre "Take It Easy" où un instant, j’ai pensé m’être trompé d’album et entendre les Strokes. Efficace. Puis vient l’écoute de "Mirror Mirror" une merveille d’explosion. Tout ça se termine en apothéose avec le titre "Interstellar Orgy" qui clôture l’album d’une aussi belle façon que les Who l’auraient imaginée.
Rien de plus à ajouter, ce disque est rare, novateur et exceptionnel. Un coup de génie.
