
Voici un premier album solo bien réussi pour l’ex Libertines et point central des Babyshambles qui, après avoir marqué les critiques et les unes des tabloïds mettant en avant ses facétieuses tendances à apparaître le sang bondé de vilaines substances illicites, nous livre un opus tout en douceur.
Loin des Babyshambles qu’il ne quitte pas pour autant, Pete devient Peter et même s’il semble vouloir montrer qu’il s’est assagi, n’en oublie pas pour autant d’envoyer la gravité nécessaire à sa chevauchée solitaire et à notre bonne compréhension de l’univers Doherty.
Grace/Wasterlands devrait en dérouter plus d’un par l’omniprésence de la guitare acoustique et la prose angoissée de celui qui confirme ici qu’au delà d’être une cible facile de la presse à scandale, il reste avant tout un singer-songwriter de talent.
