
Khundalini
Deus in machina

Ultra orange et Emmanuelle
Ultra Orange et Emmanuelle

Phoenix
It's never been like that

Presque trente ans après leur début, traversant époques, gloires, sombritudes et parfois décadence sans jamais oublier leur énergie, on peut dire que le trio n’a pas trop perdu de son intensité ni de son audace. Pour leur douzième album studio, les Depeche Mode sont allés puiser leur inspiration du côté du très bon de ce qu’ils ont livré jusqu’ici.
On le sait, Depeche Mode invente des sons depuis maintenant trente ans. "Sounds of The Universe" ne trahit pas la règle, les sons expérimentaux, sortis d’on ne sait quelle machine portent l’album jusqu’à la dernière note.
L’ouverture est parfaite. Dans une ambiance noisy à souhait, les machines prennent vie petit à petit, et la voix de Dave Gahan s’accorde aux riffs de guitares altérés à la pédale wah-wah, et lance "In Chains".
Puis vient le tour de "Hole to feed" qui introduit le côté obscur que porte l’un des titres certainement les plus forts de l’album "Wrong" premier single, entêtant et violent à souhait, où Gahan envoie avec brio flow inhabituel et totale noirceur. Pause remember avec "Fragile Tension", "In Sympathy", et "Perfect" qui combinent à merveille le côté néo-punk-new wave du groupe au plus fort de ses débuts. "In Sympathy" (oui oui, j’assume !) a même un côté rythmique "Just Can’t Get Enough" pas dégueu du tout.
Il aurait été bien trop facile pour Depeche Mode d’arrêter là ce splendide disque. C’était oublier que Martin L.Gore (qui comme à son habitude se pose derrière le micro pour "Jezebel", certes joli titre mais loin d’être son meilleur )et sa bande ont une soif de renouveau. "Peace" , "Come Back", "Corrupt" en sont la preuve une nouvelle fois.
J’avais un peu de mal à me persuader que "Exciter" et "Playing The Angel" n’avaient d’autre choix que de côtoyer la poussière des placards. J’en suis finalement convaincu. Quant à Sounds of The Universe’ il partagera sa place dans ma platine avec "Violator’"!
