
Kitsch ou pas kitsch ? A la première écoute, l’album semble réellement kitsch, auto-parodiant le côté grandiloquant ou opéra-rock du précédent album
«Absolution » - 2003.
Donc, on se dit « ouai, bof, Matthew Bellamy a dépassé les limites du génie et là sombre dans le gros ratage du plus mauvais goût». Le premier morceau
« Take a bow » avec ses claviers laisse un peu perplexe… Puis vient
« Starlight », beaucoup plus Muse dans l’âme, mais la perplexité reprend avec
« Supermassive black hole ». Il y a en effet beaucoup de guitares dans ce morceau, mais la voix haut-perchée groovy typée Prince de Matthew déroute.
Et puis on se dit, que cet album est résolument pourvu d’une richesse de tons et sonorités rare.
Les morceaux suivants ne contredisent pas :
« Soldier's poem », ou la ballade douce avec choeurs de l’album, est une chanson magnifique et
"City of delusion", avec sa rythmique et ses cuivres une petite merveille. Quant à
«Assassin », il permet de retrouver toute la nervosité du groupe.
Enregistré en France, à New York et Londres,
Black Holes & Revelations est donc le disque le plus accompli du trio et va sans aucun doute contribuer à asseoir la popularité du groupe.
La musique de cet album semble venir d’ailleurs, mais si on y songe bien la pochette nous a déjà prévenus. 4 gars en combinaison disons « spaciale » au milieu du désert...
Rock / Chronique par
Emilie TRZEWIK