
Petit rappel : Les Caméléons ont signé en 2005 un contrat de licence chez Wagram qui distribue maintenant l’ensemble de leurs albums. Ce 6ème album, enregistré début 2006 par Nikotep (The Libertines..), sort donc directement chez ce label.
« Pas de concessions » est l’un de ces albums qui ne vous laissera pas indifférent.
Tout d’abord, une pochette avec une illustration pour le moins punchy, évoquant, a priori, l’un des politiciens français les plus médiatisés du moment. Je vous laisse libre votre imagination …
L’album est à l’image de sa pochette et de son titre : moins ska que les précédents, mais plus rock et avec des sonorités entraînantes.
Les Caméléons ont visiblement choisi d’évoluer musicalement et ce sans concessions … L’évolution est, en effet, un peu radicale, et pourra peut-être rebuter certains fans : style un peu moins festif et moins chanté en espagnol. Cependant, après plusieurs écoutes, le son se révèle plus travaillé et plus mature qu’auparavant.
Si ce changement pouvait déjà être pressenti dans « Joyeux Bordel » - 2003, il est dorénavant, totalement affirmé et assumé par le groupe. Aussi, si à l’origine, le groupe avait changé de noms tous les 3 mois entre 1991-1993 pour finalement adopter « Les Caméléons », on peut mainteant imaginer qu’ils laissaient la porte ouverte à des changements de style musical.
En bonus, une surprise plutôt appréciable et surprenante pour un groupe s’identifiant à une scène alternative punk / ska : des remixs électro-rock de plusieurs titres de l’album.
C’est original et bien pensé. Ce groupe n’arrêtera pas de nous surprendre et c’est tant mieux !
Ska / Chronique par
Emilie TRZEWIK