Photos de concerts » Marsatac Edition 2007 le 30/09/2007


Un commentaire?

Marsatac n’est plus réellement un festival à présenter…M’y étant rendue il y a deux ans, et sachant que malgré une organisation des plus carrées (et des plus sympathiques !), la soirée allait être longue et allait se terminer par une fatigue innommable (exacerbée cette année par le froid et le mistral, alors qu’il y a deux ans, c’était une invasion de moustiques qui avait légèrement perturbé la soirée), j’avais prévu de concentrer mon attention sur les groupes qui, à mon goût, constituaient les têtes d’affiche de la soirée : Architecture in Helsinki, The Divine Comedy et The Dead 60’s … Toute ravie du coup que ces trois groupes se succèdent sur la scène principale du concert : la scène Major (du côté de la cathédrale, comme son nom l’indique).

Je vous le concède, cette vision du festival n’est pas la plus aventurière qui soit mais j’assume !
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ARCHITECTURE IN HELSINKI

La soirée commencera dès 21h comme prévu (on vous l’a dit, l’organisation est carrée et c’est tant mieux) avec les australiens d’Architecture in Helsinki. Ils ne sons pas finlandais pour un sou mais on trouvera quand même, supporters australiens de la coupe du monde de Rugby oblige, pas mal de blondinets dans le public.

Architecture in Helsinki a pour mémoire sorti deux albums dont on a beaucoup entendu parler pour leur côté frais, festif, foutraque voire même un brin naïf, « In case we die » - 2006 et « Places like this » - 2007. Si sur disque, c’est intéressant et inclassable, sur scène c’est tout bonnement épatant mais toujours pas « classable ». En effet, les six musiciens sont très polyvalents et vont passer le concert à se refiler les instruments. Le batteur peut passer aux claviers, puis revenir à la guitare etc. ce qui confère une bonne dynamique au show… d’autant que le chant n’est pas réellement leur grande qualité… Peu importe, l’ambiance est là et elle est furieuse… ils ont le grand mérite de s’éclater sur scène et leur énergie est communicative. Les morceaux des premiers et seconds albums s’enchaînent parfois dans des versions revues et corrigées ou bien en utilisant le chant d’un morceau sur la mélodie d’un autre (leur grande spécialité paraît-il). Quoiqu’il en soit, c’est efficace et entraînant. Les points d’orgue seront : « It’s 5 », « Do the whirlwind » du premier album, ”Heart it races” et « Hold music » du second.

Mention spéciale également à la tenue vestimentaire de la chanteuse aux collants bleus rigolos tout comme ce premier concert de la soirée !

THE DIVINE COMEDY

Un peu de sérieux se profile à l’horizon avec l’entrée en scène de Neil Hannon en costume strict avec cravate et lunettes noires. Sérieux certes, mais surtout dandy jusqu’au bout des ongles, il est accompagné sur scène de pas moins de 7 musiciens dont une violoniste et une violoncelliste. Ce n’est pas un concert avec orchestre symphonique comme il a pu le faire sur une de ses dernières tournées mais cela annonce des passages pleins de classe britannique. Et pour cause ...

Son futur nouvel album n’étant pas sorti, Neil Hannon va survoler sa carrière en vu de nous régaler (il faut préciser que son dernier passage dans la région remonte à plus de 10 ans). Il y parviendra aisément avec en prime pas mal de petits interludes entre deux morceaux où il fait l’effort d’annoncer le morceau à venir avec des petits touches d’humour british. Il nous expliquera par exemple, avant d’interpréter "A Lady Of A Certain Age" qui se situe sur la Côte d’Azur, qu’il a pris le train le matin même depuis Nice et s’appliquera comme il se doit pour chanter notre passage évidemment préféré « He left the villa to his mistress in Marseille ».

Dans la même veine, il mimera un strip-tease sur "Generation Sex", mais s’arrêtera à la cravate (lancée dans le public) et à faire sauter deux boutons de chemise

La set-list est axée sur le dernier album en date « Victory For the Comic Muse » avec « To die a Virgin », « Mother dear » ou « Diva lady ». Mais nous aurons aussi le droit à quelques titres phares tels que « Becoming more like Alfie », « Something for the weekend » et au final « Tonight we fly ».

C’est classieux, parfait mais trop court ! Mon rêve aurait été qu’il interprète « Bad Ambassador », mon morceau préféré… mais non ce n’était pas au programme ce soir… lui en tiendrais-je rigueur, sûrement pas !!

THE DEAD 60’S

On changera radicalement de style avec le groupe suivant « The Dead 60’s » qui vient de sortir un second album un peu décevant car plus mainstream après un premier opus ravageur sous influence « The Clash ».

The Dead 60’s est composé de quatre gars pêchus de Liverpool et sur la scène Major, ça déménage ! Ils ont l’air très jeunes, le chanteur n’a pas la tête de l’emploi (il m’a fait penser à Mike Skinner de The Streets) mais ils sont très pros et vont projeter la furie dans l’auditoire avec à la clé, évidemment, des pogos sur leurs tubes du premier album éponyme « Riot radio» et le fantasmagorique « Ghostface killer ».

Des petits moments de relâche bien sentis ont lieu à l’occasion de digressions dub « Loaded
gun »
ou « You’re not the law ». Les meilleurs titres des leur second opus feront mouche dans une tonalité plus pop « Beat generation », « Start a War » ou « Stand Up ».

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Voilà, à 1heure du matin, la foule va commencer un peu à se disperser et je partirai aussi fatiguée par la perspective de marcher jusqu’à la voiture garée bien loin du festival (et fatiguée tout court) mais enchantée par une très bonne soirée passée à ce très bon festival de la fin d’été.

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